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Panier Vide


couv-72_petiteLa toile botanique n° 72
Je suis d'la mauvaise herbe, braves gens

 

La garance voyageuse, en bonne sauvageonne,
n’aime pas beaucoup qu’on lui chahute les racines.
Elle entre rarement en plein champ et n’a donc que peu d’occasions de rencontrer cette catégorie de plantes baptisées « mauvaises herbes »
et que les botanistes nomment « adventices ».
La chronique d’aujourd’hui vous propose un petit tour de toile
sur ce thème, glanant informations et points de vue,
éclectique à son habitude, et toujours sans prétention à l’exhaustif.

Quoiqu’elles soient, comme la garance, des « mauvaises herbes », les adventices colonisent surtout les endroits cultivés ou transformés par l’homme. En fait, une très bonne définition est donnée par un site consacré au jardinage [www.jardin.ch/Dossiers/adventice.html]: « Plantes qui ne poussent pas au bon endroit ». Ce site suisse regroupe par ailleurs un ensemble de dossiers informatifs mais accessibles sur divers thèmes liés au jardinage. Un autre site suisse [http://www.cps-skew.ch/francais/info_plantes_envahissantes.htm] s’intéresse plus spécialement à celles de ces plantes adventices qui deviennent invasives. Il donne une liste noire (pour la Suisse) et un ensemble de fiches par espèces… bien faites. Un site français propose également de l’information sur les adventices, celui d’Hubert et Norbert [http://plantes.sauvages.free.fr/pages_definitions/adventice_.htm]. Ce site, intitulé « Plantes sauvages » déborde de passion et fait plaisir à visiter, mais quelques espèces sont plutôt inattendues sur une liste d’adventices, comme le pain-de-coucou (Oxalis acetosella) ou l’hellébore vert (Helleborus viridis). Dans une autre page Hubert et Norbert se moquent des « braves fonctionnaires du comité de botanique » (sic) tout en mettant la violette dans les Papilionacées, ce qui illustre bien que la lecture du web doit toujours rester critique !
Cet hypothétique « comité de botanique » ne s’occupe certainement pas de la mauvaise herbe de Brassens (Brassensia malherba), mais on en retrouvera avec plaisir les paroles sur [www.paroles.net/chansons/18195.htm], à moins que l’on préfère La Mauvaise herbe [www.lamauvaiseherbe.com], un groupe nettement plus actuel. Cela fera entracte.

Pour revenir au sujet, signalons un texte intéressant, mais malheureusement bien peu illustré, sur les adventices en Valais [http://home.valaisinfo.ch/encyclo/navig.asp?mnu=know&idRubrique=103&idLangue=1]. Le dossier sur les messicoles (des adventices spécialistes de moissons) du conservatoire botanique de Gap-Charance [http://perso.wanadoo.fr/cbn-alpin/SiteFrance/Telechargement/FicheFlore3.pdf] est mieux illustré. Bien sûr, si vous ne le connaissez déjà, un petit tour sur la page messicole [http://garance.voyageuse.free.fr/activites/messicole.htm#flore] du site de La Garance voyageuse s’impose. Des messicoles bien particulières sont les Striga. Ces plantes parasites, baptisées Witchweed par les Anglais (mauvaise herbe de sorcière !) sont très belles ; on peut s’en convaincre en visitant [www.parasiticplants.siu.edu/Scrophulariaceae/Striga.Gallery.html], mais elles sont aussi un réel problème pour l’agriculture des régions chaudes. Une page des Amis de la terre burkinabés consacrée aux Striga [www.abcburkina.net/lesamis_12_1_4.htm] vaut le détour, étonnante de simplicité, d’efficacité et… de poésie (je trouve). Elle expose clairement les nouvelles techniques de contrôle par le Fusarium.

Le contrôle des adventices est un problème de toutes les agricultures. Alter Agri, bimestriel des agricultures alternatives, nous apprend [www.itab.asso.fr/sommaireAA.htm#haut] qu’il a parlé des adventices dans son numéro de février 2005 sous le titre « Le contrôle de la flore adventice en grandes cultures biologiques », mais l’article n’est pas en ligne. Une bonne occasion pour commander le numéro et faire connaissance avec ce confrère ? Habituellement, le contrôle des adventices passe cependant par les herbicides, avec tous les problèmes que l’on sait, dont celui des résistances qui apparaissent et jettent un doute sur le glorieux futur de certains Ogm. Un bon dossier sur la question de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides est mis en ligne par le gouvernement canadien [www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/01-024.htm], un autre est espagnol [www.plantprotection.org/hrac/Cindex.cfm?doc=spanish_la_resistencia.html]. L’une des plantes devenue partiellement résistante est l’ambroisie ; cette « peste » (pour utiliser un anglicisme assez récent) déclenche des rhumes des foins sévères surtout dans la vallée du Rhône (mais aussi ailleurs en Europe !). Des recherches sont effectuées pour un contrôle biologique de ses populations, et on découvrira ces résultats nouveaux sur [http://insecte.uef.free.fr/textes/Contributions.pdf].

Détour improbable, voilà que le navigateur accroche un texte consacré à Georges Sand ! Cette écrivain était une excellente botaniste, suivant les traces de Rousseau, et s’intéressait beaucoup aux plantes. Dans son journal [www.remydegourmont.org/de_rg/autres_ecrits/revues/mercure/334.htm], elle rapporte plusieurs observations de plantes peu communes, et des notes comme « Cette prétendue Scrofularia borealis serait, suivant M. le Dr Antonin Magnin, la Scrofularia vernalis L., petite plante adventice et même naturalisée aux environs de Paris ».
[http://membres.lycos.fr/listoiseauxmonde/messicoles_crex2.pdf]

Texte : Marc Philippe
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