UNE ASSOCIATION ET UNE REVUE POUR PROTEGER ET FAIRE CONNAITRE LE MONDE VEGETAL

Nos actions

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Actions menées par La Garance (2005 et antérieur).

Amendement Hérisson
Préservation du plateau de Loëx
Biotechnologies
Réserves biologiques intégrales de la forêt de Fontainebleau en soutien au projet de l'ONF
Protection de la forêt de l’Orgère (2000)
Maintien de la Loi Littoral (2001)
Défense des parcs naturels italiens (2002)
Avenir de la botanique en France (2003)
Mobilisation citoyenne pour sauver le Parc Mistral à Grenoble (2004)
Mangrove menacée par l'implantation d'un centre commercial en Martinique (2004)
La réserve de Roque Haute (2004)
La Heid des Gattes, une falaise menacée(2004)
If remarquable menacé (2004)
Réforme des Parcs nationaux (2004)
Sauver les semences paysannes (2004)
Non à la réforme du Conseil national de la protection de la nature (2004)
24 heures naturalistes contre l' A48 (2004)
Plantes protégées en Midi-Pyrénées (31) (2004)
Orpaillage en Guyane (2004)
La croisière blanche : randonnée motorisée dans les Alpes (05) (2004)
Mare temporaire menacée par un projet de golf (83) (2004)
Pelouses sèches menacées par la création d'un parc du cheval à Chazey sur Ain (01) (2004)
Moabi, un arbre en danger (2005)
Dossier bois tropicaux : Bâtir sans détruire - Bois tropicaux (2000) Usage des bois tropicaux en France (2003)

 


Soutien à la réserve naturelle nationale de Roque-Haute

La réserve naturelle nationale de Roque haute, dans l’Hérault, est célèbre pour ses mares temporaires méditerranéennes abritant une diversité remarquable et typique (Marsilea, Pilularia…) d’intérêt national et international (programme Life en cours).Un conflit opposait le gestionnaire désigné par l’État (AGRH-RH) et les 2 principaux propriétaires fonciers.
Deux d’entre eux ont interdit l’accès au gestionnaire et mis en place des clôtures ; 92 % de la surface de la réserve étaient ainsi inaccessibles aux agents assermentés et aux scientifiques rendant impossible la surveillance et la gestion.
Les propriétaires ont engagé des travaux illégaux qui ont été verbalisés, mais les procédures n’ont pas abouti à ce jour.
L’administration, (Procureur, Préfet, Diren) n’a pas apporté le soutien nécessaire au gestionnaire et aux agents assermentés pour rétablir leur autorité (notamment en leur permettant de circuler sur les terrains privés (article L 332-23 du Code de l’Environnement). Elle n’a pas non plus cherché à faire appliquer la réglementation à l’encontre de ces propriétaires, faisant du gestionnaire le bouc émissaire du conflit.
Après un rapport de l’Inspection générale de l’environnement, l’administration (Préfet, MEDD et Diren) souhaitait résilier la convention de gestion entre l’État et l’AGRN-RH et donc confier la gestion a un nouveau gestionnaire.
Ainsi, la réserve naturelle, très inquiète quant au devenir du patrimoine naturel national de ce site a proposé de se mobiliser pour :
1.faire respecter la réglementation de la réserve et stopper les atteintes actuelles au patrimoine de la réserve par certains propriétaires ;
2.rétablir la gestion prioritaire du patrimoine de la réserve (études scientifiques et travaux de gestion des milieux naturels) ;
3.appuyer le gestionnaire actuel fort de 17 ans d¹expériences pour que la convention soit maintenue jusqu'à son terme. Sinon, la gestion du site ne sera pas assurée pendant plusieurs années, et toutes les compétences de l'équipe gestionnaire actuelle seront perdues (licenciements économiques pour les 4 salariés en février 2004).
La Garance est intervenue dès le mois de décembre 2003, envoyant des courriers au Procureur de la République de Béziers, au Préfet de l'Hérault et à la Ministre de l'Ecologie, demandant une application ferme de la réglementation, et apportant son soutien au gestionnaire actuel pour qu'il soit maintenu. Un article est également paru dans la revue n°66. Un nouveau courrier a été envoyé à la Direction de la Nature et des Paysages le 8 novembre 2004 pour l'alerter sur le problème du reclassement des salariés et de la continuité de la gestion. Cette dernière répondait le 22 mars 2004, confirmant une solution par un changement de gestionnaire.
Le licenciement économique des quatre salariés de l’AGRN-RH a eu lieu le 31 aout 2004, la liquidation de l'AGRN-RH fin 2004.
La surveillance de la réserve a été confiée à l'ONCFS.




- Mangrove menacée par l'implantation d'un centre commercial en Martinique.
La Société DOLIBAM (groupe Bernard Hayot) implante début 2004 un hypermarché de l’enseigne Carrefour sur la commune de Ducos, en Martinique.
Le Centre commercial prévu sera d’une surface de 5 600 m2 avec une emprise totale de six hectares.
Cette implantation se fait aux détriments d’une forêt et d’une mangrove (une des plus belles de Martinique).
L’importance et la fragilité des mangroves sont mises en évidence depuis longtemps par les milieux scientifiques, notamment comme zone de reproduction du poisson, et pour la préservation des côtes. Les mangroves sont menacées et en régression sur l’ensemble des zones tropicales et particulièrement en Martinique.
Par ailleurs, l’île est suréquipée en grande surfaces (7 hypermarchés et une vingtaine de centres commerciaux) qui entraînent la disparition des petits commerces.Le Groupe Carrefour apporte son enseigne alors qu’il a pris par ailleurs des engagements relatifs au développement durable notamment en adhérent au Club Pro forêt du WWF.
Le Groupe Bernard Hayot met en avant le cahier des charges Haute Qualité Environnementale du projet (HQE) et la conformité avec le POS.
Les Conseils général et régional, la DDE soutiennent le projet et financent la voie d’accès.
Une résistance locale s’est organisée (Assaupamar), mais les travaux ont été inaugurés le 2/12/2003 sous surveillance policière.
Le Tribunal administratif a rejeté la demande d’annulation du permis de construire déposé par l’Assaupamar. Selon certains observateurs, les informations de l’Assaupamar sont à prendre avec prudence.
La Garance a fait paraître une actualité dans la revue n°65. Un courrier a été envoyé le 23 janvier 2004 au PDG du groupe Bernard Hayot et à Daniel Bernard, PDG du groupe Carrefour. Une relance auprès du groupe Carrefour a été envoyé le 22 juillet 2004.
Nous avons reçu des réponses de la Société Dolibam et de Carrefour, assurant que : le projet ne touche pas la mangrove, répond à des critères HQE et qu'une gestion des eaux pluviales est assurée.
Le permis de construire est annulé par le Tribunal administratif de Fort de France le 02/03/2004 en raison de plusieurs lacunes dans les procédures d’autorisation.



- Avenir de la botanique en France

L'éditorial "Plantes et botanistes disparaissent de la recherche et de l'enseignement supérieur" du numéro 63 a valu à La Garance voyageuse un courrier abondant, et, sur Tela botanica, une discussion assez vive s'est engagée. Notre communauté de botanistes (au sens le plus large) ne peut que se féliciter de cette vivacité, des multiples suggestions et de la richesse des débats.
Il nous a semblé important de faire une synthèse, pour relativiser certains points, en éclaircir d'autres et enfin répondre collectivement aux nombreuses interventions. Les faits ne sont pas contestés, à l'exception de la portée de la réforme LMD. Par contre, l'attitude à adopter face au bilan inquiétant pose question. Enfin, plusieurs propositions sont faites.

Il est vrai que bien peu de directives ministérielles accompagnent la réforme LMD. Ce système n'est pas en lui-même dangereux pour la botanique (toujours au sens le plus large, incluant physiologie végétale, écologie végétale, bref tout ce qui relève de la plante "verte"). Mais :
1) les volumes horaires totaux sont généralement diminués ;
2) la "culture générale" se fait une place grandissante en L1 et L2 ;
3) les horaires de chaque discipline sont rediscutés dans un rapport de force (et oui, ne pensez pas que la pédagogie préside !) défavorable aux "petites" disciplines.

Pas besoin d'être Jérémie pour deviner le sort promis à la botanique. Il reste que la situation est très différente selon les universités. Aux étudiants de bien lire les maquettes avant de s'inscrire. Face au bilan plusieurs réactions ont été pour dire "il ne faut pas pleurnicher" ni se laisser aller au syndrome de la "citadelle assiégée", et à peu près autant pour dire "oui, il faut un grand coup de gueule" affaire d'attitude personnelle surtout. D'autres argumentent que la botanique n'est plus la floristique et la systématique, et qu'elle doit s'ouvrir. Il est vrai que phylogénie moléculaire et biologie du développement révolutionnent notre connaissance du monde végétal et suscitent l'enthousiasme (même si l'infirmation en 2001 du modèle ABC, naguère tant vanté, incite à la prudence). Mais surtout, ces nouvelles approches se font à un niveau d'intégration qui présuppose de bonnes bases. Essayez donc d'expliquer le complexe ANITA à des étudiants qui ne savent pas ce qu'est un chêne ! Il est vrai que ceci concerne surtout l'enseignement et que subsiste encore en France une recherche botanique (toujours au sens le plus large) de qualité, heureusement, même si le maintien des "points forts" s'accompagnent d'une diminution générale et si les mutations du financement de la recherche ne poussent que trop au sensationnel.

Les propositions viennent en partie, bonne surprise, des étudiants eux-mêmes. Globalement, celles-ci suggèrent d'utiliser les compétences extra-universitaires (associations naturalistes et conservatoires botaniques notamment) pour compléter la formation des étudiants. Bien sûr, que le public dans son ensemble doit être incité à profiter de la richesse des associations, dont beaucoup font un travail magnifique (vous connaissez l'association de La Garance voyageuse ?). Mais, comme le souligne bien un intervenant, l'enseignement supérieur se doit de former des scientifiques, pas simplement des naturalistes, se doit de transmettre une culture.

D'autres idées sont avancées, comme la rédaction d'un livre blanc. Pour conclure, la botanique vit une période formidable. Les découvertes de la phylogénie moléculaire, les développements de la paléobotanique isotopique, l'étude génétique des évolutions réticulées, les synthèses de l'analyse architecturale, etc. enthousiasment et fascinent. La demande du public en expertise naturaliste et en prise en compte de l'environnement croît. Il serait vraiment dommage qu'on coupe sous les pieds de la botanique l'herbe de la formation de base.

Marc PHILIPPE,
président de La Garance voyageuse





- Mobilisation citoyenne pour sauver le Parc Mistral à Grenoble.

Situé au coeur de la ville de Grenoble (Isère), le parc Paul Mistral est un des rares parcs urbains de cette ville très polluée.
Sur 18.5 ha, il compte 1537 arbres dont un orme champêtre remarquable.
La municipalité de Grenoble et Communauté d'agglomération de Grenoble veulent construire un nouveau stade de football qui vient empiéter sur une partie du parc. Un groupe "d'écocitoyens" s'oppose à la coupe des arbres et installe des cabanes dans les arbres en novembre 2003. Ils arrivent à mobiliser la population et la presse sur leur combat.
Un article est paru dans la Garance voyageuse n°66 pour inviter les adhérents à participer à la manifestation du 24 janvier 2004. La Garance a envoyé un courrier au Maire de Grenoble le 2 février 2004 lui demandant de protéger le parc et d'accorder toute son attention aux manifestants en organisant un référendum local.
Le 12 février 2004, les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les occupants du parc et permettre l'abattage de 292 arbres. Le permis de construire du stade a été suspendu par le tribunal administratif en mars 2004 suite à un recours des Verts.




- Motion pour l'extention des réserves biologiques intégrales de la forêt de Fontainebleau en soutien au projet de l'ONF.

L'Office National des Forêts projette de porter à plus de 1000 ha la surface classée en réserve biologique intégrale en forêt de Fontainebleau (actuellement il existe 580 ha). Ce statut permet une protection intégrale de la forêt et un retour vers un fonctionnement naturel de l'écosystème, nécessaire à l'épanouissement d'espèces des phases forestières terminales. Ce projet d'extension étant attaqué par certaines associations d'usagers locales, l'Association des naturalistes de la vallée du loing et de Fontainebleau a décidé de lancer une motion de soutien.
Le Conseil d'administration de La Garance a décidé de signer cette motion.




- Défense des parcs naturels italiens

Juillet 2002 : des choses très graves surviennent en Italie, dans le silence d'une presse muselée, d'un gouvernement complice, et d'une opinion publique découragée et désinformée. Le parc des Abruzzes est l'un des plus anciens d'Italie, avec plus de 8000 espèces végétales et animales. Là ont été sauvés lynx, ours, chamois, cerfs, mais aussi des hêtraies centenaires et des plantes endémiques. C'est à partir des populations de loup sauvées in extremis dans les Abruzzes que cette espèce a pu re-coloniser les Apennins, puis la France. Aujourd'hui, en plein coeur du parc, avec le soutien du gouvernement, se met en place un projet fou de station de ski avec enneigement artificiel et parc immobilier.
Des milliers d'arbres ont été coupés sur le Mont Ceraso (Site classé d'intérêt communautaire, SIC). Le directeur du parc, Franco Tassi, qui a essayé de s'opposer, a été limogé et les crédits du parc fortement diminués. Des permis de construire bloqués depuis 1986 car illégaux ont été régularisés.
D'autres parcs sont menacés. Celui de Portofino a été amputé de 2000 hectares (la moitié de sa surface!), des puits pétroliers sont exploités par des sociétés privées dans celui de Pollino, un projet de tunnel menace Gran Sasso, une autre station de ski est projetée pour le parc de Stelvio, etc.
Ceci arrive subitement, alors que les parcs italiens étaient reconnus comme un exemple en matière d'intégration de la vie rurale et de développement touristique contrôlé, compatibles avec la préservation de la vie sauvage.



- Maintien de la Loi Littoral
Malgré la loi littoral adoptée en 1986, et destinée à protéger les côtes françaises contre l'urbanisation effrénée, la pression de construction sur ces espaces fragiles ne s'est pas relâchée. Un bilan de l'institut français de l'environnement permet de constater que, chaque année, près de 50 000 nouvelles constructions sortent de terre sur le littoral français, soit 12% des logements produits sur seulement 4% du territoire.
La loi Littoral doit aussi s'appliquer aux communes estuariennes dont la liste est publiée par décret, mais ledit décret n'est jamais paru depuis 1986 ! En plus de ce bilan plutôt négatif, deux décisions politiques mettent en péril cette loi littoral : un amendement glissé dans la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain légalise les paillotes construites avant 1986 dans la bande des 100 mètres et le projet de loi relatif à la Corse régionalise les dérogations... ce qui représente un précédent fâcheux.
Pour défendre le littoral, France Nature Environnement lance une pétition que La Garance voyageuse relaye dans son n°55.

- Protection de la forêt de l’Orgère, (Savoie, France)
Située dans la zone centrale du Parc national de la Vanoise sur la commune de Villarodin-Bourget, cette forêt communale soumise au régime forestier, et donc gérée par l’Office national des forêts, fait l’objet d’un projet d’exploitation. Sa valeur écologique (cembraie-mélézin pluricentenaire) est reconnue par les scientifiques mais le décret des parcs nationaux permet avec ambiguïté l’exploitation dans la zone centrale (et interdit par ailleurs toute activité commerciale ou destructrice du milieu !). Le collectif Conform s’est constitué pour demander la protection intégrale de cette forêt. La Garance s’y est associée fin 1998. Début 1999, plusieurs courriers ont été adressés aux Ministres concernés, à l’Onf et au Maire de la commune pour demander cette protection.
Paradoxalement, une réponse favorable est venue du Ministère de l’Agriculture tandis que le Ministère de l’environnement s’engageait dans un compromis pour ménager le Directeur du Parc et les élus locaux. Compromis qui a débouché sur un protocole d’accord entre le Parc national et la commune ; à notre sens ce protocole ne garantit pas la protection de la forêt. La Frapna et le collectif Conform ont décidé de déposer une requête introductive auprès du Tribunal adminstratif de Grenoble afin de faire annuler ledit protocole. La Garance (CA du 25/03/2000) s'est associée à ce recours.



- Amendement Hérisson
Cet amendement au projet de loi relatif aux droits des citoyens dans leurs relations avec l’administration, visait à limiter les possibilités de recours juridiques des associations de protection de l’environnement en matière d’urbanisme, en les obligeant à consigner une somme d’argent avant tout recours. Au côté de France nature environnement, le Bureau de l’association a décidé de mener une action de lobbying auprès des députés avant le passage de la loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. L’ensemble des députés a donc été contacté par courrier. L’amendement a été rejeté en deuxième lecture le 23/11/1999, puis de manière définitive le 30/03/2000.

- Préservation du plateau de Loëx (Haute-Savoie-France)
La commune de Verchaix poursuit son projet de route de montagne sur le plateau de Loëx, une zone jusque-là épargnée par le tourisme de masse. Il abrite plusieurs plantes remarquables ainsi que le dernier bastion du grand tétras dans les Alpes françaises. Dans le cadre de la révision du Plan d’occupation des sols de la commune, La Garance a communiqué ses inquiétudes au Commissaire enquêteur.

- Biotechnologies :
Dans le cadre de la campagne lancée par France nature environnement intitulée “ Pas d’Ogm dans nos cantines ”, La Garance a écrit aux maires des grandes villes du Sud-est pour leur demander de ne pas utiliser d’aliments génétiquement modifiés dans les cantines scolaires dont ils ont la gestion. Vous aussi, vous pouvez écrire à votre maire en téléchargeant un modèle de lettre.

La Garance Voyageuse

F-48370 Saint Germain-de-Calberte
+ 33 4 66 45 94 10

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